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Isoler ses combles soi-même : les erreurs à éviter

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Isolation combles DIY

Ce n’est pas sorcier d’isoler les combles par soi-même. Comme beaucoup de rénovateurs et de constructeurs, cette idée a sûrement dû vous effleurer l’esprit. Ne serait-ce que pour réaliser quelques économies de main d’œuvre. Bien sûr, rien ne vous empêche de le faire c’est pourquoi nous consacrons un sujet sur ce thème afin de vous aider à y voir plus clair.

Si vous avez des talents de bricoleurs, vous êtes certainement de ceux qui se disent qu’il n’y a rien de plus enfantin que d’isoler ses combles soi-même. En principe il suffirait de disposer de l’outillage nécessaire et le matériau isolant et de le poser. Mais pour avoir une isolation correcte, encore faut-il que la pose se fasse dans les règles de l’art.

On peut isoler ce type de combles soi-même

 

Isoler soi-même ses combles : le choix du bon isolant

A défaut d’être un professionnel, ce n’est pas toujours évident pour un simple amateur de mettre la main sur le bon isolant pour isoler ses combles. Chaque matériau a ses caractéristiques propres.

De plus, nous conseillons aussi de prendre en compte d’autres critères comme la conductivité thermique et la résistance de l’isolant pour optimiser l’isolation. Sinon, demander un devis auprès d’un artisan ou de plusieurs entreprises spécialistes de l’isolation des combles vous permet en l’occurrence de connaître l’isolant adéquat et d’avoir une estimation, du moins sur le coût des matériaux.

Vous pouvez faire des recherches en ligne pour trouver des sociétés qui mettent en location des machines de soufflage moyennant approximativement 200€ la journée. Si le cœur vous en dit, les isolants en plaques ou en rouleaux sont plus faciles à poser. Veillez dans la mesure du possible à ce que vos matériaux soient perméables à la vapeur.

Les prix des matériaux sont très diversifiés sur internet. Soyez vigilant. L’épaisseur ne doit pas être inférieure à 20 cm pour une isolation thermique satisfaisante. Le meilleur moyen d’avoir une bonne isolation est de ne pas se laisser influencer par un isolant à prix bas mais qui n’est pas qualitatif.

Par contre, nous recommandons de vous fier aux matériaux labellisés CE ou ACERMI, gages de qualité. Si vous n’êtes pas tentés par les offres sur internet, visitez les magasins professionnels où vous trouverez des matériaux de qualité au prix juste.

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La pose de l’isolant : une autre difficulté

Isoler soi-même ses combles implique également la manipulation de l’isolant qui peut constituer une difficulté en auto construction. Il y a des matériaux assez complexes et irritants comme la laine de verre. Ces types de matériau impliquent d’être équipé de masque, lunettes et combinaison pour leur installation.

Concernant la pose, il se pourrait que vous ayez quand même besoin de faire appel à vos proches en guise de main d’œuvre. Vous devez prévoir le passage des câbles et gaines électriques tout en veillant de ne pas créer de ponts thermiques lors du placement de votre isolant. Notez qu’une pose d’isolant sur le plancher est plus simple qu’une pose sous la toiture.

Conseils pour trouver les bons matériaux

Le moyen le plus simple et rapide pour faire l’achat de ses isolants est de consulter le Web. Des e-shops et boutiques en ligne se spécialisent dans les matériaux pour isolation. De plus, vous pourrez comparer les prix en toute tranquillité et choisir l’e-prestataire dont les propositions vous conviennent. Vous pourrez trouver sur notre site des guides des prix pour une estimation du budget à préparer pour isoler ses combles soi-même.

Depuis l’entrée en vigueur de la réglementation environnementale RE 2020, les exigences en matière d’isolation des combles se sont renforcées pour améliorer la performance énergétique des bâtiments neufs et des rénovations importantes. Pour les maisons individuelles neuves, il est désormais recommandé d’installer 30 à 40 cm d’isolant en toiture, afin d’atteindre une résistance thermique minimale de R ≥ 8 m²·K/W, ce qui permet de réduire significativement les besoins de chauffage et de climatisation.

Pour les rénovations lourdes, comme la réfection de toiture ou l’aménagement de combles perdus, l’isolation doit également respecter ces standards. Les isolants doivent être certifiés CE ou ACERMI et posés de manière à éviter les ponts thermiques et à garantir une étanchéité à l’air optimale.

La RE 2020 encourage également l’utilisation de matériaux performants et écologiques, y compris les isolants biosourcés ou recyclés, afin de réduire l’empreinte carbone des logements. Ces exigences s’appliquent aux bâtiments résidentiels, mais aussi à certains bâtiments tertiaires pour lesquels la performance énergétique est un critère de conformité réglementaire.

Isoler les combles soi-même : combien peut coûter le projet ?

Isoler ses combles soi-même est une solution économique qui permet de réduire considérablement les coûts de main-d’œuvre. En réalisant l’installation vous-même, vous économisez sur les frais de pose, tout en bénéficiant d’une isolation thermique efficace.

Le coût total du projet dépend principalement de deux facteurs :

  1. Le type de matériau isolant choisi (laine de verre, laine de roche, ouate de cellulose, polyuréthane, etc.).
  2. La surface à couvrir, qui impacte directement la quantité de matériaux nécessaires.

Budget moyen :

  • Isolation par soufflage ou en rouleaux : 15 à 30 €/m²
  • Panneaux rigides ou mousse projetée : 30 à 50 €/m²

À ces coûts, il faut éventuellement ajouter le prix des outils et équipements nécessaires (gants, masque, cutter, souffleur, etc.). Pour une isolation performante et durable, il est essentiel de bien préparer son projet et de respecter les normes en vigueur.

Erreurs à éviter pour isoler les combles soi-même

Faites la différence entre pare-vapeur et sous-toiture. Le premier est un membrane étanche servant à bloquer la vapeur. Le pare-vapeur sert aussi à protéger votre isolation contre toute humidité venant de l’intérieur. N’oublions pas qu’en respirant, nous dégageons des vapeurs d’eau. Or imaginez le taux de vapeurs dégagé dans le temps par  une famille composée de 2 adultes et de 2 enfants.

Pour mieux remplir son rôle, le pare-vapeur doit donc toujours être posé sous l’isolation, du côté chaud de la toiture.

En opposition au pare-vapeur, la sous-toiture est à installer en-dessus de l’isolant, du côté froid de la toiture. Elle a pour rôle de protéger l’isolation contre les aléas climatiques.

Il est tout aussi important de ne pas lésiner sur l’étanchéité à l’air. Il n’y a pas d’habitat durable sans une étanchéité à l’air optimum. Dans cette perspective, veillez au bon raccord de votre isolant au mur. N’hésitez pas à demandez à votre fournisseur quel joint ou ruban adhésif va avec quel raccord.

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L’absence d’un accès facile, une erreur bête qui vous coûtera chère

Lorsque vous planifiez l’aménagement de vos combles, gardez à l’esprit l’importance d’un accès facile pour d’éventuelles réparations ou vérifications futures. L’accessibilité des combles est un facteur souvent sous-estimé, mais indispensable pour garantir la durabilité et le confort de votre habitat. Investir dans ce détail peut s’avérer payant à long terme, tant sur le plan économique que sur celui de la sérénité d’esprit.

Effectivement, les combles peuvent être le siège de problèmes comme des fuites, des infiltrations d’air ou des installations électriques défaillantes. Nous vous recommandons donc d’installer une trappe ou un escalier escamotable qui permettra d’accéder rapidement à cet espace. Cela vous évite de recourir à des travaux coûteux ou complexes pour y accéder.

En garantissant une accessibilité adéquate, vous vous assurez de la pérennité de votre aménagement. En outre, vous pouvez envisager une maintenance régulière afin de prévenir des problèmes majeurs. De plus, un accès aisé favorise la circulation de l’air, et donc contribue à la régulation de la température et de l’humidité dans vos combles. Pensez également à l’éclairage : un bon système d’éclairage facilitera les vérifications et inspections.

La ventilation après l’isolement des combles : est-il possible de le faire soi-même ?

La réponse dépend du système de ventilation choisi. Pour des solutions simples, cela peut être fait par un bricoleur averti. Nous parlons ici de l’installation de grilles de ventilation sous la toiture ou des coupelles d’aération. Il s’agit souvent de percer des trous dans la toiture ou dans les murs de la sous-toiture pour permettre à l’air de circuler. Ces grilles permettent de favoriser le renouvellement de l’air et d’éviter la condensation.

Pourtant, si vous souhaitez installer une Ventilation Mécanique Contrôlée (VMC) ou un système de ventilation plus complexe, l’intervention d’un professionnel peut être nécessaire. La VMC nécessite souvent un réseau de conduits, des raccordements électriques et un dimensionnement précis. Ce qui peut être difficile à réaliser sans l’expérience adéquate.

Il est donc possible de réaliser certains travaux de ventilation après avoir fini d’isoler ses combles soi-même, à condition de bien se renseigner et de respecter les normes. Si le système est trop complexe, nous vous conseillons de faire appel à un professionnel pour garantir une installation efficace et conforme.

Quand l’isolation des combles devient-elle légalement obligatoire ?

L’isolation des combles devient obligatoire en France dans plusieurs situations précises. Elle l’est principalement lors de travaux de rénovation affectant la performance énergétique du bâtiment. Elle s’impose d’abord lorsque des combles ou d’autres espaces non chauffés, comme un garage, sont transformés en pièces de vie de plus de 5 m². Dans ce cas, l’isolation des parois opaques dont la toiture, les murs, les planchers doit être réalisée.

Elle est également requise en cas de réfection de toiture couvrant au moins 50 % de sa surface ou lors de l’installation d’une sur-toiture. Cette obligation concerne l’isolation de la toiture elle-même ou du plancher haut du dernier niveau chauffé. Notons qu’un simple nettoyage ou démoussage de toiture ne déclenche pas cette exigence.

Parfois, un ravalement de façade important s’avère nécessaire. Dans ce cas, l’isolation thermique devient aussi obligatoire. Il faut cependant que la façade soit composée de matériaux industriels standards (briques, béton, bardage métallique…).

Des dérogations peuvent toutefois s’appliquer si l’isolation est techniquement impossible ou juridiquement interdite. Il en est autant si elle débouche sur des modifications architecturales incompatibles avec la réglementation, notamment en secteur patrimonial. Une exception est aussi prévue lorsque des travaux présentent un coût ou une complexité manifestement disproportionné par rapport aux gains énergétiques attendus.

Enfin, l’obligation concerne les bâtiments chauffés à usage d’habitation, de bureau, de commerce, d’enseignement ou d’hôtellerie. Pour plus de détails, veuillez consulter le site officiel service-public.fr de l’administration française.

Bons à savoir

Il est vrai que de plus en plus de magasins spécialisés proposent actuellement des matériaux d’isolation qui rivalisent en qualité. De fait, rien ne vous empêche d’isoler vos combles vous-même. Aussi, le coût d’un prestataire peut être onéreux au départ. Mais très vite, vous aurez un retour d’investissement sur les économies de chauffage réalisées. N’oubliez pas non plus que si vous faites vos travaux par vous-même, vous passez à côté de différentes aides comme le crédit d’impôt ou l’isolation à 1 euro qui concerne spécialement les combles perdus. 

FAQ

Peut-on vraiment isoler des combles perdus soi-même ?

Oui, il est possible d’isoler ses combles perdus en auto construction, surtout si l’accès est simple et que l’on utilise des isolants faciles à poser comme la laine soufflée ou en rouleaux. Cependant, il faut respecter les normes en vigueur (épaisseur, continuité de l’isolation, étanchéité à l’air) pour éviter les déperditions. Un bricoleur averti peut réussir, mais une mauvaise pose réduit fortement l’efficacité thermique.

Quelle épaisseur d’isolant faut-il prévoir ?

Avec la RE2020, l’épaisseur minimale recommandée pour isoler des peignes perdus est de 30 à 40 cm , afin d’atteindre une résistance thermique R ≥ 8 m².K/W . Une épaisseur de seulement 20 cm, courante autrefois, n’est plus suffisante. L’épaisseur exacte dépend également du type de matériau utilisé (isolants minéraux ou biosourcés). Une étude thermique peut préciser les besoins selon la zone climatique et la performance énergétique visée.

Existe-t-il des aides financières si l’on isole soi-même ?

Non, les principales aides (MaPrimeRénov’, CEE, aides locales) concernent uniquement les travaux réalisés par des professionnels certifiés RGE (Reconnu Garant de l’Environnement) . En auto construction, vous ne pouvez pas bénéficier de ces subventions. Isoler soi-même reste intéressant pour réduire les coûts même immédiats, mais il faut garder à l’esprit que l’absence d’aides et le risque de malfaçon peuvent parfois rendre l’intervention d’un professionnel plus rentable à long terme.

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