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LES ISOLANTS TRADITIONNELS POUR COMBLES

Les isolants traditionnels sont les isolants utilisés depuis bien longtemps, dans le monde entier. On utilise ces matériaux pour isoler tous types de constructions, et tous les artisans savent comment les manipuler et les poser.

Aujourd’hui, toutefois, ces matériaux isolants pour les combles doivent faire face à la concurrence féroce des isolants dits “ naturels “, plus respectueux de l’environnement. Néanmoins, si l’énergie grise nécessaire à leur fabrication est un vrai point faible, les isolants traditionnels conservent de nombreux avantages. A travers cet article, découvrez quels sont les différents isolants traditionnels et leurs caractéristiques.

Quels sont les isolants traditionnels ?

Les isolants traditionnels se divisent en deux familles : les laines minérales et les mousses synthétiques.

Les laines minérales

Les laines minérales les plus utilisées sont la laine de roche et la laine de verre. Ces isolants sont les plus populaires et les plus utilisés en France, notamment grâce à leur coût très abordable défiant toute concurrence. Ces laines se posent en rouleaux. Elles n’ont pas de capacité hygroscopique, et leur classement au feu est compris entre A et B.

La laine de verre

La laine de verre offre une conductivité thermique comprise entre 0,032 et 0,040. Sa résistance thermique est comprise entre 2,50 et 3,1. Pour atteindre une résistance de R=5, comptez environ 17 centimètres d’épaisseur. Il vous en coûtera entre 6 et 16 euros.

En termes d’isolation phonique, cette laine offre de très bonnes performances. En revanche, sa résistance à l’humidité est moyenne. Pour 20 centimètres d’épaisseur, il faut compter environ 6 heures de temps de déphasage.

En termes de bilan environnemental, la production de ce matériau consomme en énergie primaire 59,4 kwh Ep par m² d’isolant à R=5 m² K/W. Son effet de serre est de 59 kCO2 eq par m² d’isolant à R=5 m² K/W.

La laine de roche

La laine de roche, quant à elle, propose une conductivité thermique comprise entre 0,035 et 0,042. Sa résistance thermique oscille entre 2,35 et 2,90. Pour atteindre une résistance de R=5, il faut environ 20 centimètres. Il vous en coûtera entre 6 et 10 euros TTC par mètre carré.

Ses performances acoustiques sont excellentes, et ce matériau peut donc être utilisé aussi bien pour l’isolation thermique que pour l’isolation phonique.

Sa tenue à l’humidité est également légèrement supérieure à celle de la laine de verre. Comme pour la laine de verre, le temps de déphasage est d’environ 6 heures pour 20 centimètres d’épaisseur.

Concernant le bilan environnemental, la production de la laine de roche consomme en énergie primaire 184 kwh Ep par m² d’isolant à R=5 m² K/W. Son effet de serre s’élève à 46,8 kCO2 eq par m² d’isolant à R=5 m² K/W. Elle est donc nettement moins écologique que la laine de verre.

Les mousses synthétiques

La famille des mousses synthétique regroupe le polyuréthane et le polystyrène. Ces matériaux sont plus coûteux que les laines minérales. Ils sont aussi inadaptés à l’isolation phonique. En revanche, ils offrent de meilleures performances que les laines minérales pour l’isolation thermique. Ces matériaux s’appliquent en panneaux.

Le polyuréthane

Le polyuréthane présente une conductivité thermique de 0,024 et une résistance thermique de 4,20. Sa résistance à l’humidité est excellente. En revanche, il s’agit d’un matériau extrêmement cher.

Le polystyrène

Le polystyrène quant à lui peut être expansé, ou extrudé. Le polystyrène expansé offre une conductivité thermique comprise entre 0,032 et 0,038 et une résistance thermique allant de 2,60 à 3,10. Comptez environ 18 à 20 centimètres pour une résistance R=5, ce qui vous coûtera 15 à 20 euros par mètre carré. Un coût moyen.

La résistance à l’humidité un peu moins bonne que le polyuréthane et le polystyrène extrudé. Elle n’a pas de capacité hygroscopique. Son classement au feu est B, et son temps de déphasage pour 20 centimètres est d’environ 6 heures.

En termes de bilan environnemental, la production du polystyrène expansé consomme en énergie primaire 142,6 kwh Ep par m² d’isolant à R=5 m² K/W. Son effet de serre est de 16,9 kCO2 eq par m² d’isolant à R=5 m² K/W.

Le polystyrène extrudé quant à lui présente une conductivité thermique comprise entre 0,029 et 0,035. Sa résistance thermique est de 2,80. Sa résistance à l’humidité est excellente. Il est un peu plus cher que le polystyrène expansé, mais un peu moins cher que le polyuréthane.

Quels sont les avantages et inconvénients des isolants traditionnels ?

Les isolants traditionnels sont très performants, et souvent bien plus que les isolants naturels. Le polyuréthane est même l’un des isolants les plus performants. Bien souvent, ils sont également moins chers que les isolants naturels.

En revanche, l’un de leurs principaux inconvénients est qu’ils consomment beaucoup plus d’énergie que les isolants naturels. En moyenne, il faut 10 fois plus d’énergie pour leur fabrication. Pour vous donner une idée de l’énergie consommée par la production d’isolants traditionnels, l’énergie grise nécessaire pour les fabriquer peut égaler trois ans de consommation de chauffage d’un logement. C’est un réel point faible.

En plus de cela, les mousses synthétiques sont dérivées du pétrole. Elles sont donc toxiques à produire, et peuvent être très nocives si brûlées lors d’un incendie par exemple. De même, certains isolants tels que les laines de verre et de roche sont soupçonnés d’être dangereux pour le système respiratoire.

En résumé, si vous en avez les moyens, mieux vaut opter pour les isolants naturels plus respectueux de l’environnement. Cependant, si vous n’avez pas de quoi isoler correctement votre logement en isolants naturels, vous consommerez plus de chauffage et consommerez donc encore plus d’énergie que la production des isolants traditionnels.

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